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Leon Haulet 1921 Congo 150

LES LETTRES AFRICAINES DE LEON HAULET A SES PARENTS de 1928 à 1930


LETTRE 1
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                                                                                            S.S. Général Voyron

                                                                                            En mer

Bien chers papa et mother

Nous voguons … le voyage s’annonce très bien. La mer est fort calme et le bateau aussi, nous approchons de Port Saïd … déjà !

A Paris, comme je l’ai écrit de Marseille, je suis arrivé à 13h, puis suis allé faire visite à Madame Laurenty (belle-mère de sa soeur Hortense). Elle allait très bien et n’avait pas de nouvelles spéciales de Tensette (sa sœur), Nicolas (son beau-frère) et bébé (Alice Laurenty) . J’ai rencontré là-bas le docteur Duyck, il ne compte plus retourner en Afrique et pense à se marier et s’installer en Normandie et, en attendant, concourt pour le prix de l’Académie de Médecine. Nous sommes allés voir Jean qui est installé magnifiquement à présent dans de vastes bureaux et magasins. C’est bien, mais c’est un fameux capital à amortir !

Il ne change pas et a l’air fort usé ; à 40 ans, ce sera un vieillard, s’il tient jusque là.

Le soir, j’ai soupé avec Duyck, un docteur français et sa dame que nous avions connus à bord d’Azay le Rideau. ,     ........(illisible)

Ils me conduisirent à la gare. Le train de nuit ne fut pas des plus amusants, avec de vieux anglais comme compagnons de route.

A Marseille, je suis descendu à l’hôtel Splendide – hôtel très chic où ma chambre était retenue. Aucune difficulté pour mes bagages. Le soir, j’ai, par hasard, rencontré la dame d’un capitaine qui était à bord d’Azay le Rideau.

Le lendemain, en m’embarquant vers 2h, j’ai vu plusieurs marseillais qui avaient aussi voyagé à bord d’Azay le Rideau et étaient en visite sur le Général Voyron. Ils m’ont présenté aux officiers de bord et à quelques passagers.

Ainsi, tant à Paris qu’à Marseille, je n’ai pas été seul au départ.

J’ai fait de suite connaissance avec 3 belges voyageant en 1ère classe : un agent de la Interfina, allant au Kivu, un ancien commandant de la Force Publique et……. allant à Usumbura ( Usa ) , un ancien agent de l’état et de Sumatra (où il a connu Walter de Creeft – cousin sous-germain de L.H.) et qui partage ma cabine.

Il y a aussi deux belges en seconde dont un était aussi à bord d’Azay le Rideau, un comptable de la Gécamines.

On attend à Port Saïd, l’architecte Jaspar (Ernest) pour les grands hôtels du Kivu ! Tout ce monde va à Usumbura ( Usa ) , tout au moins à Kigoma.

Je ne serai donc pas seul !

Il y a en plus quelques français fort sympathiques, 2 sous-lieutenants et un lieutenant mariés, des missionnaires, des mauriciens, des anglais peu amusants, assez bien d’enfants et beaucoup de vieilles personnes   ........(illisible)

Nous avons de la musique, phonos, piano, clarinette, violon …... pour amateurs, mais trop peu de danseuses. On joue beaucoup aux cartes surtout …...  

La nourriture est très bonne. Ma cabine …. mauvaise, pas de hublot, rien qu’un ventilateur donnant sur le pont, jusqu’ici pas gros inconvénient : il ne fait pas chaud, mais plus tard … la mer est magnifique, très calme, temps splendide, bref bonne traversée, mais peu d’entrain, trop calme à bord.

( il manque une suite ???)

 

 


 

EN SAVOIR PLUS :
(et plus si affinités... (une des devises de Léon ;-)

 

heliopolis 150

 


 

 LA PUB DE L'EPOQUE :

 

Pub Nasser 12 1927

 


 

 

 

 

Mis à jour le mardi 7 avril 2020 14:29

 
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